Le Gros Bon Sens arrive en ville!

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. (Descartes, Discours de la méthode)

La réforme de la santé

Posted on | mars 22, 2010 | 1 Comment

Prenons un moment pour féliciter Barack Obama de cette réforme tant attendue (les félicitations étant probablement purement rhétoriques – je doute fort que le président américain s’attarde sur ce blogue).

Et penchons-nous maintenant sur la suite… La vraie réforme de la santé visera avant tout nos habitudes de vie, maintenant première cause de mortalité en Occident.

Vous pensez vous taper dans le dos en vous disant que ce problème ne touche que les Américains? Comparons. Une étude menée conjointement sur la santé au Canada et aux États-Unis en 2002-2003 révélait que le taux d’Américains en situation de surpoids ou d’obésité atteignait 54,5%. 49,1% des Canadiens se trouvaient dans la même situation.

Que s’est-il passé depuis? Selon Statistique Canada, le pourcentage de la population canadienne pratiquant une activité physique a diminué de 2003 à 2008, passant de 51,8% à 50,6%. La baisse est surtout notable chez les adolescentes (de 12 à 19 ans) chez qui le taux est passé de 66,5% à 60,9%. Pendant une période presque semblable (de 2002 à 2007), le nombre de personnes déclarant dans l’année un accroissement de leur masse corporelle a augmenté (de 25,6% à 30,5% de la population) alors que celle notant une baisse a, bien entendu, diminué (de 6,5% à 5,8%).

Bref, depuis ce temps, nous sommes devenus de plus en plus sédentaires et de plus en plus gras. Le gros Américain est chose du passé. Parlons maintenant du gros Nord-Américain. Pourquoi en parler? Premièrement, parce qu’il coûte cher: 10% du PIB au Canada passe sur les soins de santé, et 15,6% aux États-Unis. Et deuxièmement, parce que les conséquences de ce mode de vie sédentaire sont un facteur de risque non négligeable dans le développement de troubles cardio-vasculaires et de maladies comme le cancer. Pourtant, les façons de s’en prémunir sont connues et faciles à mettre en application. Deux exemples: un peu d’exercice au quotidien (une bonne marche, jouer dehors avec les enfants) et suivre le guide alimentaire, surtout au niveau de la consommation de fruits et légumes.

Être en forme, c’est dans l’intérêt de tout le monde, mais surtout le vôtre!

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Comments

One Response to “La réforme de la santé”

  1. Mathieu
    mars 23rd, 2010 @ 09:05

    Coté recommandation, il faut garder à l’esprit que celles des organismes de santé et du gouvernement ont apportés la population au niveau ou ils sont présentement. Sans entrer dans les détails, il y a clairement eu un manquement et une mauvaise direction de la part de ces organismes qui ont été influencés par les lobby.

    Ces même lobby qui gère nos compagnie alimentaire et de santé ont tout à gagné dans un statu quo actuel avec les guides et recommandations alimentaires. Celles-ci continu d’avoir des conséquences sur la santé parce que par la porte arrière, ces compagnies nous proposent des médicaments, équipements et procédures pour « régler » ces mêmes problèmes. Tous le monde gagne sauf le citoyen.

    75-80% de la solution pour le contrôle du poids et d’une santé à toute épreuve provient de la qualité de l’alimentation. L’exercice physique compte à peine pour le reste. Est-ce qu’il faut arrêter toute forme d’exercice? Non mais sans un mode d’alimentation plus sains, l’effort donné dans l’exercice est dilué est réduit à pas grand chose sur le long terme.

    Le débat est grand et les arguments sont nombreux de chaque coté.

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    Tous droits réservés, Patrick Meunier, 2010

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