Le Gros Bon Sens arrive en ville!

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. (Descartes, Discours de la méthode)

Le droit à l’erreur

Posted on | décembre 15, 2010 | No Comments

Au début des années 1980, la société Apple fait la pluie et le beau temps sur le marché des micro-ordinateurs, notamment grâce à son Macintosh. La sortie du premier écran couleur et, parallèlement, de la première publicité à grand déploiement lors d’un match du Superbowl (en 1984) positionne fortement la société californienne.

Rapidement par contre cette dernière perdra des plumes au dépend de différents constructeurs choisissant plutôt la plate-forme développée par Microsoft. Recyclant certaines des percées d’Apple, la société, plutôt que d’insister sur l’utilisation d’une machine spécifique, s’employa à diffuser son logiciel d’exploitation sur le plus grand nombre d’ordinateurs possibles.

Une erreur initiale d’Apple fut de croire qu’une performance accrue de l’équipement allait être plus importante pour le consommateur que la liberté d’assembler lui-même son propre ordinateur selon ses besoins. Heureusement, nous avons le droit à l’erreur, ne serait-ce que pour en tirer les leçons appropriées.

De retour en position enviable sur le marché grâce à ses iPods, iPhone, iPads et autres produits dérivés, l’entreprise de Cupertino a su combiner sa réputation de fabriquant d’équipement haut de gamme (largement surfaite dans le cas du iPod) tout en permettant au consommateur de l’exploiter à sa façon, comme en témoignent les milliers d’ « apps » qui peuvent être téléchargées.

Pendant ce temps, Microsoft sort des produits différents sur plusieurs marchés sans néanmoins réussir à s’y imposer comme la référence (mais en s’en tirant tout de même plutôt bien). Comme de quoi le succès n’est jamais garanti, peu importe notre position de départ.

Certaines erreurs cependant ne pardonnent pas, surtout lorsque l’on refuse de les admettre. Ce fut le cas de la maintenant défunte « Columbia House of Canada » dont la faillite fut annoncée cette semaine. La société n’a pu reconnaître à temps que son produit vedette, le disque compact, se dirige inexorablement vers le déclin. En fait, c’est un modèle d’affaire au complet, basé sur la gestion des stocks, qui s’est effondré. Par le fait même Columbia n’a pu se positionner sur les nouveaux marchés offerts par la révolution numérique, dont la particularité est justement de ne pas avoir de stocks physiques à gérer. Quel est le modèle qui a émergé en vainqueur? Le fameux iTunes Store d’Apple, justement.

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