Le Gros Bon Sens arrive en ville!

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. (Descartes, Discours de la méthode)

Les fantômes du passé

Posted on | janvier 17, 2011 | No Comments

Comme un fantôme qui resurgit de notre passé tumultueux, six actes de vandalismes distincts ont été commis envers la communauté juive montréalaise dernièrement. Des fenêtres ont été fracassées non seulement dans des synagogues, mais également dans une école et une garderie.

Ces actes rendent toujours les Québécois inconfortables, et avec raison. Même si nous avons été du bon côté de l’histoire lors de la deuxième guerre mondiale, ce fut souvent de force que les Canadiens Français d’alors furent expédiés au front. L’antisémitisme d’un Lionel Groulx ou même d’un Adrien Arcand, fondateur du parti national socialiste chrétien, sont loin de susciter l’antipathie de la population.

Ces gestes haineux sont d’autant plus inexplicables que le Canada se veut une terre d’accueil pacifique, où les vieilles rancunes sont malvenues. Certains commentateurs ont tenté de relier cette série d’évènement à la crise palestinienne, notamment en raison du boycott récent d’un magasin de chaussure vendant des produits fabriqués par Israël. Il est sans doute trop tôt pour accorder quelque poids que ce soit à l’hypothèse.

De toute façon, j’aimerais bien savoir de quelle façon le fait de casser les fenêtres d’une école à Montréal pourrait aider à venir en aide aux enfants Palestiniens. J’aimerais également comprendre comment une personne peut être assez faible d’esprit pour croire qu’un geste de violence aussi simpliste et futile puisse constituer une réponse appropriée aux évènements se déroulant au Proche-Orient, dont les causes historiques sont d’une complexité ahurissante.

J’écrivais la semaine dernière que l’empathie, et non la peur, devait être le guide de nos actions en ce XXIème siècle. Les écervelés lapidaires de Montréal tentent peut-être de susciter la peur, mais ne méritent au final que le mépris. Mon empathie va plutôt aux victimes d’ici et d’ailleurs.

Share

Comments

Leave a Reply







  • Photographie par Patrick Meunier

    Tous droits réservés, Patrick Meunier, 2010

  • Articles récents


  • legrosbonsens.net on Facebook

  • Follow LeGBS on Twitter
  • Ze Blogroll