Le Gros Bon Sens arrive en ville!

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. (Descartes, Discours de la méthode)

Ce que le Québec veut? (Vraiment?)

Posted on | avril 18, 2011 | No Comments

Les Québécois n’ont pas envie de rétablir la situation désastreuse du système de santé. Ils n’ont pas envie d’attendre moins de 12 heures en moyenne aux urgences. Ils n’ont pas envie de trouver un médecin de famille pour eux, et encore moins pour leurs enfants. Ils n’ont pas envie d’attendre moins de 3 ans avant d’avoir un rendez-vous avec un spécialiste.

Les Québécois n’ont pas plus envie que l’ambulance se rende en un seul morceau, sans rendre l’âme au fond d’un nid de poule. Ils n’ont pas envie de sauver leurs propres véhicules, qu’ils n’ont pas d’ailleurs envie de convertir à l’énergie verte. Ils n’ont pas envie d’avoir accès au bassin d’hydrocarbure potentiel que représente le gisement Old Harry. Ils n’ont pas envie d’autres projets hydro-électriques majeurs pour damer le pion à Terre-Neuve, qui viendra bientôt nous concurrencer sur les marchés américains.

Les Québécois n’ont pas envie d’avoir accès à la recherche de pointe dans les universités, toutes les universités, peu importe le langage dans lequel cette recherche est effectuée. Le Québec n’a que partiellement envie d’éducation, et encore, le Québec ne semble pas avoir envie de traiter ses étudiants comme des adultes, puisque parait-il, le Québec a envie de forcer le français comme langue obligatoire d’enseignement au niveau collégial, privant des milliers d’électeurs de leur liberté de choisir.

Le Québec n’a pas envie d’aider ses entrepreneurs, ses travailleurs autonomes. Le Québec n’a pas envie d’assouplir et d’alléger ses restrictions bureaucratiques imposées inutilement au monde des affaires. Au contraire, le Québec a semble-t-il plutôt envie de rendre la vie plus compliquée au commerçant en légiférant sur l’affichage.

Le Québec n’a pas envie d’accueillir le monde chez lui. Le Québec n’a pas envie de souhaiter la bienvenue aux touristes, congressistes, professeurs, travailleurs, réfugiés venus d’ailleurs dans leur langue le temps qu’ils trouvent leurs repères. Au contraire, le Québec, veut-on nous faire accroire, désire éliminer toutes autres langues que le français de l’affichage commercial.

Ce n’est pas le Québec que je connais. C’est le Québec des délégués présents au congrès du PQ – je n’ose dire du PQ lui-même, puisque les motions ridicules présentées plus haut ont finalement été renversées. C’est donc, on le suppose, le Québec d’une poignée de xénophobes racistes et intolérants qui n’ont probablement jamais mis les pieds dans une métropole multiculturelle de leur vie.

À l’avenir, serait-ce trop exiger que de demander au membres du PQ dotés d’un minimum de bon sens de prendre la place de ces délégués de fond de province et de nous éviter un tel psychodrame collectif?

Autrement, le Québec risque de ne plus avoir envie du PQ, du tout…

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    Tous droits réservés, Patrick Meunier, 2010

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