Le Gros Bon Sens arrive en ville!

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. (Descartes, Discours de la méthode)

Les parasites sont parmi nous

Posted on | mai 31, 2011 | No Comments

Tollé à l’Assemblée Nationale! Amir Khadir, la mascotte de Québec Solidaire à osé traiter le couple princier d’Angleterre de parasites. Le ton est donné, alors pourquoi ne pas explorer plus à fond le thème du parasitisme? Nous pourrions au final avoir de belles surprises.

Empruntons une définition à Wikipedia: un parasite est un organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit en établissant une interaction durable avec un autre organisme. Alors entre vous et moi, la famille royale se comporte bel et bien en parasite. Ses palais, sa fortune et ses mariages se font à même l’interaction durable avec les sujets britanniques.

Mais ne nous arrêtons pas là…

J’aime bien l’emphase sur le mot durable. Prenons par exemple Tony Accurso et les autres malfrats de la construction. On pourrait aussi bien affirmer que leur gagne-pain et leur protection par le gouvernement Charest tient de la relation hélas durable et ô combien parasitique qu’ils entretiennent avec les élus, et que ces comportements en inspirent d’autre (histoire de mettre la reproduction dans le portrait également).

Parlons de Péladeau et de sa relation avec le maire Labeaume, qui vise à abriter son hypothétique équipe, à nourrir les ambitions de diffuseur de contenu de Québécor tout en reproduisant le succès obtenu par des tentatives similaires ailleurs en Amérique du Nord. N’est-ce pas là également essentiellement parasitique?

En contrepartie, penchons-nous sur le sort des artistes au Québec, qu’une récente polémique présentait comme des parasites assoiffés de deniers publics. Mais voyez-vous, les artistes nous nourrissent (mieux qu’ils ne se nourrissent eux-mêmes, en réalité) en épanchant notre besoin de culture; ils nous abritent sous la certitude réconfortante de faire partie d’une communauté, et permettent à notre esprit collectif de se reproduire à l’infini. Serions-nous les parasites de la communauté artistique?

On est tous le parasite de quelqu’un d’autre… Faut-il alors vraiment faire si grand cas des métaphores d’Amir Khadir?

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  • Photographie par Patrick Meunier

    Tous droits réservés, Patrick Meunier, 2010

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