Le Gros Bon Sens arrive en ville!

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. (Descartes, Discours de la méthode)

Dans ma tasse de thé

Posted on | août 31, 2012 | No Comments

Qu’est-ce que le futur nous réserve? À quoi ressemblera le dernier droit de cette campagne électorale? Nombreux sont ceux qui essaient de prédire l’avenir dans une boule de cristal. Personnellement, je préfère les feuilles de thé. Voici donc, en quelques mots, mes impressions de la campagne menée par chaque chef en une petite phrase courte et concise (et assassine)…

1) François Legault: « Si tu ne penses pas comme moi, je te tasse! » C’est assez clair dans le cas du chef de la CAQ: il n’applique pas sur un poste de premier ministre mais sur un poste de dictateur omnipotent. Legault se prend pour un chef d’entreprise ou un directeur d’école primaire: à son avis, il peut régler n’importe quelle situation litigieuse en sommant les parties impliquées (préférablement les syndicats) à venir s’expliquer dans son bureau. Pauvre François… il risque de réaliser rapidement qu’il y a une grande différence entre administrer le bien commun et gérer une entreprise.

2) Pauline Marois: « Si tu ne parles pas comme moi, je te tasse! » La bourde de Pauline sur les droits des non-francophones sous un éventuel régime péquiste a entaché sa campagne, malgré une correction rapide de son parti par la suite. En contrepartie, des anglophones et des drettistes menacent de quitter le Québec si le PQ est élu, ce qui est encore plus immature… Personnellement, je ne vois pas pourquoi on se forcerait pour les retenir.

3) Jean Charest: « Si tu ne me paies pas, je te tasse! » Charest a été incapable de se débarrasser de l’aura de corruption qui entoure son parti. Duchesneau lui est rentré dans les dents dès le début de la campagne, oblitérant le plan de match initial du PLQ. L’économie et l’emploi vs un référendum et la rue? Il a rapidement fallu changer de cassette.

4) Françoise David: « Pendant que vous vous obstinez, je vous tasse! » Peu de compromis du côté de Québec Solidaire – un parti avec un seul député n’a rien à perdre, après tout! La prestance de Françoise David a tranché avec l’inimitié des autres chefs lors du premier débat, ce qui fait oublier que la division du vote de gauche consolidera la présence des deux principaux partis d’opposition à l’Assemblée Nationale. C’est un autre débat, mais Québec Solidaire est prêt à se pointer sur le terrain le couteau entre les dents.

(Ah pis zut, je me permets une parenthèse sur la division du vote: à ceux qui protestent contre cela et surtout qui essaient de culpabiliser les électeurs, je vous recommande deux choses. 1) Une petite tisane pour relaxer 2) Au lieu de chialer, demandez-vous donc ce qui attire les électeurs chez les autres partis et adaptez-vous en conséquence. Pour citer Forrest Gump: « That’s all I have to say about that! »)

5) Jean-Martin Aussant: « Pourriez-vous vous tasser un peu et me faire une petite place? » Aussant utilise brillamment les réseaux sociaux pour passer son message, ce qui peut laisser croire qu’il attirera plus de votes qu’il ne le fera en réalité. Dans les faits, Aussant a eu de la difficulté à faire passer son message dans les médias de masse et n’a jamais créé de vague durable auprès de la large majorité de l’électorat qui ne passe pas le plus clair de son temps sur Twitter. Dommage, car il a tout de même quelques bonnes idées…

Et je n’ai rien à dire sur le parti vert. Ont-ils même un chef???

 

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    Tous droits réservés, Patrick Meunier, 2010

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