Le Gros Bon Sens arrive en ville!

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. (Descartes, Discours de la méthode)

Face à l’horreur, l’union fait la force

Posted on | septembre 5, 2012 | No Comments

Il y a une multitude de mots qui caractérisent les évènements odieux s’étant déroulés hier suite à l’élection de Pauline Marois à la tête d’un gouvernement péquiste minoritaire: horreur, folie, infâmie… Mais les mots seuls ne suffisent pas à exprimer convenablement toute la multitude des sentiments qui s’agitent en nous en ce funeste lendemain de veille.

Il est encore bien trop tôt pour s’interroger sur les motivations du sinistre individu ayant fauché une vie innocente et blessé un autre quidam en tentant de s’en prendre à la première Première Ministre québécoise. Je n’ai aucune intelligence particulière ni scoop à partager à ce sujet. Par contre, malgré les émotions contraires qui nous agitent j’ai une opinion claire sur les actions que nous devrons poser ensemble aujourd’hui.

Face à un geste d’une telle petitesse, d’une telle bassesse, il faut répliquer par la grandeur d’âme, en s’élevant au-dessus de la haine et de la division. L’attaque d’hier visait un parti, une femme, une idée, un idéal, voir un rêve partagé par plusieurs millions de personnes. Mais au-delà de cela, cette attaque visait la démocratie dans son ensemble. C’est la libre expression d’un choix politique qui a été refusée de la plus inacceptable des façons par cet attentat.

Cette attaque nous vise donc tous. Notre réaction ne devrait pas ici en être une de division; contrairement à certains chroniqueurs qui se sont complus dans leur médiocrité en blâmant les étudiants, la rue, les anglophones en général ou quelconque autre groupe, nous ne devrions pas pointer du doigt un groupe de personne. Il faut au contraire reconnaître que nous sommes tous des victimes, même si l’impact est moins grave pour nous que pour le malheureux qui a perdu sa vie hier, pour sa famille et ses amis.

À cette division, à cette déchirure dans le tissu social, répondons plutôt par l’inclusion, par la solidarité. Les discours enflammé d’hier n’ont plus leur place aujourd’hui.  Les opinions péjoratives exprimées avec force de part et d’autre non plus. Certes dans notre innocence nous pouvions les croire anodines et prétexter justement notre liberté de parole pour les proférer. Tous ceux qui les ont véhiculées, incluant mais ne se limitant pas bien entendu aux médias, ont un certain devoir d’introspection aujourd’hui face à cet évènement. Il est temps de reconnaître que toutes les voix sont légitimes lorsqu’elles respectent le cadre de la vie démocratique. Il est aussi temps de reconnaître, tel que véhiculé rapidement hier sur les réseaux sociaux, qu’en démocratie, celui qui use de violence a toujours tort.

Cette violence peut être physique, verbale ou autre.

Il est temps pour nous de grandir, de se servir de ces funestes évènements comme d’un tremplin pour s’élever à un autre niveau, et de regagner notre respect collectif.

 

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  • Photographie par Patrick Meunier

    Tous droits réservés, Patrick Meunier, 2010

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