Le Gros Bon Sens arrive en ville!

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. (Descartes, Discours de la méthode)

La stupidité de Richard Martineau

Posted on | octobre 2, 2012 | No Comments

Après s’être fait taper sur les doigts par le Conseil de presse du Québec pour avoir fabriqué une fausse citation calomnieuse et diffamatoire à l’égard de la CLASSE, Richard Martineau persiste et signe, traitant maintenant l’organisme l’ayant blâmé de « biaisé, inutile » et de « ridicule ». Le trop prolixe chroniqueur de Québécor peut creuser sa tombe seul, certes, mais je n’ai pas pu résister à l’envie de lui donner un petit coup de pouce…

Résumons les faits. Dans une chronique rédigée le 24 avril dernier, Martineau met la citation ci-dessous dans la bouche (métaphorique) de la CLASSE:

«  Nous sommes des citoyens responsables, nous appuyons seulement le vol et le vandalisme, pas les agressions physiques »

Une plainte fut portée et retenue par le Conseil de presse, qui a blâmé non seulement le chroniqueur mais également son employeur, le Journal de Montréal.

Martineau joue maintenant les vierges offensées et affirme du haut de sa tribune qu’il a été mal interprété. Du coup, il nous rejoue avec plus ou moins de brio le coup de l’artiste incompris que nous a servi plus tôt cette semaine Lysiane Gagnon de La Presse.

Sans même commenter ce manque d’originalité crasse (comme disait Dany Laferrière, « Richard Martineau vit intellectuellement au-dessus de ses moyens », et ça semble toujours être de mise…), j’aimerais m’attarder à l’excuse principale que Martineau met de l’avant dans son billet:

« N’importe qui qui sait lire se rendra compte que je n’ai JAMAIS affirmé que les dirigeants de la CLASSE avaient dit cela!!!! »

Le problème est justement que son utilisation des guillemets, dans le même billet, indique clairement qu’il s’agit d’une citation. À preuve, cette autre citation de la CLASSE, que personne n’a contredite, et qui n’est pas explicitement attribuée:

« Ils les dénoncent, mais ne les condamnent pas, sous prétexte « qu’ils ne mettent pas en péril l’intégrité de qui que ce soit ». »

Ce qui nous laisse un certain éventail de conclusions:

Un: Martineau est un fieffé menteur qui s’est fait prendre la main dans le sac et qui, comme un enfant mal élevé pris en flagrant délit, accuse maintenant les gens l’ayant attrapé plutôt que d’accepter ses torts.

Deux: Martineau a une connaissance déficiente de la langue française, en particulier de la ponctuation et de ses subtilités.

Trois: Martineau est un pauvre individu pris dans le piège de terribles circonstances… qui aurait pourtant pu s’aider considérablement en collaborant avec le Conseil de presse pour clarifier les faits, ce qu’il a refusé de faire, de même que son employeur.

Malheureusement, aucun de ces trois cas n’est particulièrement favorable au chroniqueur. Tendons-lui une pelle, et regardons-le creuser son trou davantage.

P.S. Évidemment, le titre de ce billet est quelque peu prévisible, à la lecture de celui de Martineau. Mais encore une fois, je n’ai pas pu résister…

Share

Comments

Leave a Reply







  • Photographie par Patrick Meunier

    Tous droits réservés, Patrick Meunier, 2010

  • Articles récents


  • legrosbonsens.net on Facebook

  • Follow LeGBS on Twitter
  • Ze Blogroll